La décision de traitement repose sur la gêne, l’équilibre du rachis et les symptômes neurologiques, pas seulement sur l’angle de la scoliose.
Les symptômes.
Des douleurs lombaires, une fatigue en position debout ou une difficulté à marcher peuvent apparaître. Un rétrécissement associé du canal ou des foramens peut provoquer des douleurs et des fourmillements dans les jambes.
Le bilan.
Des radiographies du rachis entier debout, de face et de profil, évaluent la courbure et l’équilibre global. L’IRM recherche une compression nerveuse lorsqu’elle est indiquée. Les anciens examens aident à apprécier l’évolution.
Les traitements.
Le traitement est souvent non chirurgical : rééducation, activité adaptée, prise en charge de la douleur et parfois infiltrations. Le suivi est ajusté aux symptômes et à l’évolution.
Quand discuter une intervention ?
Une douleur invalidante, un déséquilibre important ou une atteinte neurologique malgré un traitement adapté peuvent conduire à discuter une opération. Selon le cas, elle associe libération des nerfs et stabilisation par arthrodèse, avec une correction de la déformation. L’étendue du geste est individualisée.
Les suites et les limites.
La récupération dépend notamment de l’intervention, de l’état général et de la qualité osseuse. L’arthrodèse réduit la mobilité des segments fusionnés. Infection, complications neurologiques, thrombose et défaut de fusion font partie des risques discutés. Le suivi porte sur la consolidation et la reprise progressive des activités.
Quand consulter en urgence ?
Une perte de force récente, une insensibilité du périnée ou des troubles nouveaux pour uriner ou contrôler les selles nécessitent une évaluation urgente. Appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas un rendez-vous programmé.
Vos questions.
Est-ce forcément une scoliose présente depuis l’enfance ?+
Non. Une scoliose dégénérative peut apparaître à l’âge adulte. Une scoliose plus ancienne peut aussi évoluer avec le vieillissement ; le bilan précise le contexte.
Une scoliose impose-t-elle une opération ?+
Non. La gêne fonctionnelle, l’évolution, l’équilibre et les éventuelles compressions nerveuses guident la discussion.
Puis-je demander un deuxième avis ?+
Oui. Apportez vos imageries récentes et anciennes, les comptes rendus et la proposition de traitement reçue.