Comprendre.
L’arthrose correspond à une altération du cartilage articulaire. À la cheville, elle peut survenir à distance d’une fracture ou d’une instabilité ancienne. Douleur, raideur et gonflement sont possibles.
Le bilan.
L’examen apprécie la mobilité et l’axe du membre. Les radiographies en charge évaluent l’interligne articulaire et les déformations. Des examens complémentaires sont parfois nécessaires.
Les traitements.
Le traitement peut associer adaptation des activités, chaussage, orthèses, rééducation et traitements antalgiques. Des infiltrations peuvent être discutées. En cas d’échec, une correction d’axe, une arthrodèse ou une prothèse peuvent être envisagées selon le profil et l’état articulaire.
Le suivi.
Le choix chirurgical met en balance douleur, mobilité, état osseux et contraintes quotidiennes. Les suites et les risques sont expliqués individuellement.
Arthrodèse, prothèse ou correction d’axe
L’arthrodèse fait fusionner l’articulation pour réduire la douleur, au prix de sa mobilité. La prothèse remplace les surfaces articulaires et cherche à conserver du mouvement. Une ostéotomie peut redistribuer les contraintes dans certaines déformations avec usure localisée.
Des suites propres à chaque intervention
L’appui et l’immobilisation dépendent de la technique et de la qualité osseuse. Après arthrodèse, la fusion est contrôlée ; une prothèse nécessite une surveillance dans la durée. Défaut de fusion, usure, descellement ou infection peuvent conduire à une nouvelle intervention.
Vos questions.
Une prothèse convient-elle à tous ?+
Non. L’indication dépend notamment de la déformation, des ligaments, de l’os et de l’activité.
Une arthrodèse empêche-t-elle toute marche ?+
La marche reste possible, mais l’adaptation aux terrains irréguliers et certains mouvements peuvent être limités.
Une infiltration répare-t-elle le cartilage ?+
Elle vise un soulagement des symptômes ; elle ne reconstitue pas le cartilage usé.