Comprendre.
L’aponévrose plantaire soutient la voûte du pied. Sa souffrance, également appelée aponévropathie plantaire, peut provoquer une douleur à son insertion sur le talon.
Le bilan.
Le diagnostic est généralement clinique. Une imagerie est réservée aux présentations atypiques ou persistantes pour rechercher une autre cause.
Les traitements.
Le traitement repose sur l’adaptation des contraintes, les étirements de l’aponévrose et du mollet, ainsi qu’un chaussage approprié. Des semelles ou des ondes de choc peuvent être discutées. Les infiltrations nécessitent une évaluation de leurs bénéfices et risques. La chirurgie est rarement nécessaire.
Le suivi.
L’amélioration est souvent progressive. La reprise des impacts doit être adaptée à la tolérance.
Quand les premières mesures ne suffisent pas
La régularité des étirements et l’adaptation des contraintes sont réévaluées. Des attelles nocturnes ou des ondes de choc peuvent être discutées. Une infiltration de corticoïde nécessite de peser notamment le risque de rupture de l’aponévrose.
Une chirurgie réservée aux formes résistantes
Après un traitement prolongé bien conduit, un geste sur l’aponévrose ou sur un mollet trop rétracté peut être discuté selon le bilan. Il ne s’agit pas d’enlever systématiquement une épine. Douleur résiduelle, atteinte nerveuse ou modification des appuis sont possibles.
Vos questions.
Une épine calcanéenne doit-elle être retirée ?+
Non. Elle peut être présente sans douleur et n’est pas, à elle seule, une indication opératoire.
Pourquoi les premiers pas sont-ils douloureux ?+
La remise en tension après le repos peut réveiller la douleur ; ce profil est fréquent mais ne suffit pas à lui seul au diagnostic.
Combien de temps dure la récupération ?+
L’amélioration se juge souvent sur plusieurs mois. Une douleur atypique ou qui s’aggrave nécessite une réévaluation.